Paris | Marco Palmieri: Mise en scène

1 Décembre 2026 - 9 Janvier 2027

La Galleria d’Arte Maggiore g.a.m. presente dans son siège de Paris l'exposition "Mise en scène" de Marco Palmieri. L'exposition - sous le commissariat de Carlotta Testori - explore les relations entre l’art et l’architecture, entre l’espace et la perception, entre le contenant et le contenu où le protagoniste est la construction scénique, réalisée à travers la photographie, le dessin, l’aquarelle, mais aussi la reproduction de maquettes. Le choix de Paris, ville depuis toujours sensible au théâtre et à sa capacité à transformer l’espace en récit, offre un contexte fertile à la recherche de Palmieri, qui métamorphose des lieux réels et imaginaires en véritables scènes. Ses œuvres révèlent une conception de l’espace pas comme un contenant neutre, mais comme un élément actif de l’expérience perceptive, capable de participer à l’émerveillement suscité par l’art, un lieu réel qui devient également une dimension mentale, façonnée par la couleur et par un usage subtil de la lumière. Ces éléments renvoient à l’expérience vécue par Palmieri aux côtés d’Ettore Sottsass, le maître qui a profondément influencé sa formation et contribué à développer chez lui une conception de la couleur comme pigment, symbole et langage.

 

Personnalité aux multiples facettes, artiste et architecte, Marco Palmieri se concentre, dans cette exposition parisienne placée sous le commissariat de Carlotta Testori, sur le thème de la mise en scène. Géométries, architectures, lumières, ombres et présences sont orchestrées selon une direction visuelle précise, laissant place au coup de théâtre : un élément inattendu, une lumière ou une ombre capable de modifier soudainement la perception de l’espace et d’en révéler sa nature artificielle, construite.
Palmieri recourt à la technique raffinée de l’aquarelle, mais au moment même où l’on pourrait penser qu’il s’agit là de son unique forme d’expérimentation, un autre geste théâtral vient nous surprendre. À côté des aquarelles proprement dites, Palmieri crée également des environnements tridimensionnels, de véritables décors réalisés en papier aquarelle peint, qui sont ensuite photographiés, transformant l’espace réel en image et introduisant un nouveau niveau de représentation.

Le parcours de l’exposition se déploie comme une « boîte magique », son point de départ est constitué d’images et d’architectures appartenant à la mémoire collective, dont l’artiste reconnaît l’histoire et l’identité avant de les réinterpréter en metteur en scène accompli. Marquants sont les les hommages au Palazzo Te – au centre d’un cycle récent de travaux et d’une exposition accueillie au sein même du palais mantouan, extraordinaire exemple de villa suburbaine de la Renaissance maniériste conçue et réalisée par Giulio Romano – ainsi qu’aux places métaphysiques de Giorgio de Chirico, peuplées de tours et d’architectures mentales. Les éléments géométriques que Palmieri aime intégrer à ses œuvres se déplacent d’un mur à l’autre de la galerie, occupent l’espace et créent des constellations qui se combinent en variations incessantes. Au fond de la salle, une image lumineuse apparaît comme un portail ouvrant sur un espace supplémentaire : une dimension 

indéfinie et immatérielle, ouverte sur l’infini.
En s’avançant dans l’exposition, le regard se fait plus rapproché et méditatif, avec des

formes et des architectures nées de l’imagination de Palmieri, comme à travers une loupe qui nous invite à observer certaines relations particulières, afin de conduire le regard du spectateur à se concentrer sur l’action qui se déroule dans ce lieu. Les apparitions qui habitent ces architectures scéniques, quelle que soit leur renommée, acquièrent une valeur archétypale : elles évoquent des possibilités universelles de l’expérience humaine, au-delà du temps et des cultures particulières.

À travers sa recherche, qui se déploie dans un mouvement constant entre réalité et représentation, Marco Palmieri construit ainsi des espaces d’interprétation qui invitent le spectateur à participer et à se confronter à ce qu’il voit et à ce qu’il imagine, entre présence et éloignement.

 

Biographie:
Marco Palmieri nait à Naples en 1969. Architecte de formation, après des expériences

professionnelles à Paris et à Dublin, il revient en Italie et s’installe à Milan, où il devient l’un des derniers collaborateurs d’Ettore Sottsass. Pendant son parcours créatif, il conserve une approche interdisciplinaire qui embrasse l’art, l’architecture, la photographie et la scénographie muséale.

En 2008, il inaugure sa première exposition d’aquarelles à la Galleria Antonia Jannone de Milan. Plusieurs expositions personnelles suivent, notamment à Paris, à la Galerie du Jour d’agnès b. ; à Naples, au Castel dell’Ovo ; à Art Basel Miami, dans le Collectors Lounge de Sanlorenzo Yacht ; à Paris, avec Œvre d’Honneur, à l’Institut culturel italien ; et à Mantoue, dans la Camera delle Cariatidi du Palazzo Te.

Il participe également à de nombreuses expositions collectives dans des musées publics et des galeries privées, notamment à la GNAMC - Galleria Nazionale d’Arte Moderna e Contemporanea de Rome, à la Triennale de Milan, au PAN – Palazzo delle Arti de Naples, à la Villa Belgiojoso de Merate (LC), à la Galleria Studio La Città de Vérone, à Assab One et à Paola Sosio Contemporary Art, à Milan.

Depuis plusieurs années, il conçoit divers aménagements muséographiques pour des institutions telles que la Pinacoteca Agnelli à Turin, le Museion à Bolzano, le MASI à Lugano et la Fondation Louis Vuitton à Paris.

Des textes de présentation de ses expositions ont été écrits par Ettore Sottsass, André Magnin, Antonio Calbi, Elena Pontiggia, Giacinto Di Pietrantonio, Denis Curti, Marco Vallora et Angela Madesani, ainsi que son travail touche un public toujours plus large de critiques et de collectionneurs qui suivent de près sa démarche artistique.